F1Forum

Pour discuter de l'actualité et de l'histoire du sport automobile (F1 , WRC , NASCAR , GP2 , LE MANS ...)
 
AccueilFAQRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Cyril de Rouvre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Greg Gouilly
Admin
Admin
avatar

Masculin Nombre de messages : 2023
Age : 39
Localisation : Arces (Yonne 89)
Emploi/loisirs : Professeur des écoles
Humeur : Top Fuel
Points : 5237
Date d'inscription : 02/06/2008

MessageSujet: Cyril de Rouvre   Mer 25 Juin - 22:51

Vous vous souvenez de cet homme assez complexe qui fût propriétaire de l'écurie Ligier?
J'en parle car il y a quelques jours, j'ai revisionné avec Matt le GP de France 1989 et il est interviewé en début de Gp (ses 1ers pas en F1 où il reprenait l'écurie AGS). Il paraissait le gendre idéal à l'époque, mais l'ex-maire de Chaumont a connu de graves déboires par la suite!
Les spécialistes Ligier nous en apprendront peut-être d'avantage!


Un extrait d'un article de l'Humanité daté de 1994:

Privée de son patron, l’écurie Ligier redoute ses prochains tours de piste

De notre envoyé spécial à Estoril.

SUR le parking de l’hôtel qui jouxte le circuit d’Estoril, le camion aux couleurs de Ligier attend que la piste, réservée pour deux jours par l’écurie Williams-Renault, soit libérée. Le patron de l’écurie, mis en examen pour abus de biens sociaux, est incarcéré à Fleury-Mérogis, mais le travail des techniciens se poursuit. Les mécaniciens ne savent rien, sinon qu’ils ont touché leur salaire, le mois dernier. Ils guettent l’arrivée d’Eric Bernard, seul pilote recruté à ce jour, et qui doit tester la monoplace modèle 1993. En attendant la future JS 39 B (JS : initiales de Jo Schlesser, ami de Guy Ligier, mort au volant d’une Honda en 1965), qui devrait être équipée du nouveau moteur RS6 de Renault.

L’aventure de Ligier, entrepreneur de travaux publics, puis constructeur de voitures sans permis, a commencé dix-sept ans plus tôt. Lors de l’engagement de la première Ligier de Formule 1, en 1976, le patron de l’écurie, ancien pilier du RC Vichy, a quarante-six ans. Des voitures portant son nom courent déjà depuis six ans, aux 1.000 Kilomètres de Paris ou au Tour de France auto. Vient ensuite la période de gloire de « l’écurie bleue ». Jacques Laffite remporte alors la première victoire, au Grand Prix de Suède 1977. Les places d’honneur se succèdent et Laffite est même en course pour le titre mondial en 1979 et en 1980. Les Ligier optiennent la deuxième place de la Coupe des constructeurs en 1980.

Deux ans plus tard, les Ligier entament « les années de transition », avec des résultats sportifs médiocres. L’ancien pilote de la Cooper-Maserati reçoit pourtant le soutien financier de plusieurs entreprises publiques (SEITA, Française des jeux, ELF, La Poste…). En 1992, après avoir maintenu, contre vents et marées, une présence française en F1 avec des pilotes aussi prestigieux que Laffite, Depailler et Pironi, Guy Ligier veut passer la main.

Entre-temps, « l’épisode Prost » avait occupé le devant de la scène. La saison 1991 s’achève sur un divorce entre la Scuderia Ferrari et le pilote français. L’idée d’une « écurie France », constituée par le carré Prost-Ligier-Renault-Elf, est lancée. Après moult tractations par avocats interposés, le projet échouera. Le champion de F1, qui s’avère un redoutable négociateur, exige à la fois le poste de pilote, « animateur » et gestionnaire de l’écurie, dont il deviendrait, à terme, le propriétaire. A l’époque, Renault refuse la fourniture gratuite des moteurs, et Guy Ligier n’apprécie pas qu’on le pousse à la retraite. Approché par Ron Dennis en septembre 92

* McLaren lorgant sur les moteurs Renault - le patron des « Bleus » déclare alors : « Mon écurie n’est pas à vendre. ».

Toutefois, d’autres négociations se déroulent en coulisse. Cyril de Rouvre, après l’échec d’une prise de contrôle de Ligier dès 1991, revient à la charge, et l’annonce officielle du passage de relais est faite le 25 novembre 1992. « Les choses sont simples, dit alors Guy Ligier, j’ai trente-sept ans de sports mécaniques derrière moi et je pense qu’il est temps de tourner la page, d’autant plus que, dès nos premières discussions avec Cyril il y a un an, un climat de confiance s’est tout de suite installé. » Rouvre, en toute discrétion, avait acquis 20% des actions de la société, Ligier conservant les 80% restant. Quelques mois plus tard, la proportion est inversée, et Cyril de Rouvre devient le repreneur de l’écurie, pour une somme estimée à 200 millions de francs, tandis que l’ancien patron s’est recyclé dans le compost.

L’héritier d’une riche famille, propriétaire d’une importante société de sucre, est à la tête d’une écurie, parmi les mieux loties de la F1. Une usine ultramoderne de 5.000 m2, construite dans la « technopole » de Magny-Cours grâce aux fonds publics, une équipe de 150 personnes, une soufflerie privée. En dépit de toutes ces tractations, Luciano Benetton, déjà propriétaire de l’ex-écurie Tolemnan, et alléché par la technologie de Renault Sport, s’est porté récemment candidat à l’acquisition de Ligier. Mais les démêlés juridiques de Cyril de Rouvre ont refroidi les ardeurs du patron italien. De même, Alain Prost et Roger Zannier (patron des vêtements « Z », chaussures Kickers…), face aux investigations judiciaires visant de Rouvre, ont vite renoncé à un rachat de dernière minute… En attendant, Ligier Sports figure sur la liste officielle des engagés du championnat du monde 1994.
Revenir en haut Aller en bas
http://gregoryronotcreations.over-blog.com/
 
Cyril de Rouvre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» MARIAGE CYRIL ET CLAIRE
» Videos de Pauline et Cyril
» [Ex] Cyril Serredszum (Entraîneur adjoint)
» Qui est arrivé premier et en VC à la Jean Cyril Robin 2010 ?
» [GP125] Cyril Carrillo se blesse aux essais...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F1Forum :: Formule 1 :: Histoire de la F1-
Sauter vers: